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Samedi (04/07/09)
No comment
D'un cil trempé d'envie j'ai frôlé l'élégance au gré de ce miroir pour m'apprêter de temps.
Sur le fil de l'heure j'ai vu s'inscrire soudain l'évidence du respect d'une partie de moi-même.
J'avais à nouveau rendez-vous avec les chroniques essentielles qui insufflent la chaleur d'un été,
les particules élémentaires et les doux rythmes biologiques de cette pyramide fondamentale.

Devant ce cil j'ai effleuré, je crois, la fierté d'y mettre autant d'intensité en réglant chaque détail,
une mise au point dans la focale d'une gueule d'image qui ne voulait plus ressembler à personne.
Ma Bretagne ressemblait en ce jour à la filiation équivoque d'un passeport pour cette existence.
Mais l'étymologie de certaines vacances restera toujours une idée d'inverser l'existence, le temps de prendre soin de soi à travers l'éphémère des miroirs.
Ecrit par Art-Orange-2004, a 01:46 dans la rubrique "the loop".
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Mardi (30/06/09)
L’obscurantisme dans un regard

Aux pieds des tours de notre enfance nous ne savions que le présent sans véritable idée de ces mots étrangers. L'harmonie de ce quotidien ne nous avait pas encore nommé dans ses années futures à vouloir nous différencier. Qu'avions nous à nous rapprocher ?
Puis vint le temps des aphorismes de tempêtes pour nous signifier brutalement la plus dure des sentences dans le bruit des couleurs et puis de l'origine.
Il était déjà l'heure de tous leurs mots en isme, le début de nos souvenirs et l'age adulte de nos séparations.
Depuis, dans le fondu au noir du regard d'une femme nous avons lu les glyphes de ces traces d'une larme persistante, fondamentalisme, racisme, fascisme, extrémisme, poujadisme, séisme, capitalisme.
Aux pieds des tours de notre enfance nous ne savions que cette Tour de Babel pour les fruits de nos rires intemporels, sans savoir à ce jour l'image de cette cruauté.

Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:38 dans la rubrique "the loop".
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Dimanche (28/06/09)
L'inexplicable trace

J'attendais sur le fil d'un dimanche de l'ange de ton prénom d'effleurer le fruit de ta main et l'expression de ton regard, cet instant défini pour tenter de capter tes silences en t'imaginant déjà trop proche de cet autre monde. Le Graal se reflétait pourtant déjà dans cette journée d'été à en vouloir capter l'autre coucher du soleil de ta présence. J'ai cherché dans les recoins de mon inconscient  le livre dont le verbe se conjugue à tous les temps de t'aimer sans trouver de recettes véritables. Notre réel devient implacable, entre deux de tes absences, même si je fais semblant pour essayer de faire perdurer le temps et coller à l'acceptable timing d'une cour des contes à rendre. Va savoir, ma fille, pourquoi on brûle sur les détails de ces jeux d'enfant récurrents à sembler irradié d'une filiation qui nous échappe. Être tactile à tes mots c'est préférer un je t'aime à un salut, tout en comprenant ta pudeur.
Je te sais Emma pile à notre rendez-vous pour nous rendre vers tous nos secrets qui ne s'écrivent pas ici mais convergent vers le jour de notre poésie à deux.

Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:17 dans la rubrique "the loop".
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Mardi (23/06/09)
Cinématique inverse des morts vivants
Il était l'image d'une horloge de juin à 19h15 dans ce soir comme un autre à l'aube de cette porte.
J'ai forcé cette clé fatiguée à entrer dans l'orgueil de ces jours qui ont bien souvent une fin, par habitude de ce doux amer et nocif atelier d'écriture.
Dans le cœur de leurs ombres les murs étaient déjà porteurs de tous les faux semblants en attendant la nuit que je tenais à peine. A la corde des cris j'ai accouché de mots, de milliers de moments à aimer ou haïr, l'illusion de questions sans vouloir de réponses, sauf celle dont je connais la cause.
Faut-il se conjuguer à la diction des mots pour renaître poète ?
Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:12 dans la rubrique "the loop".
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Lundi (22/06/09)
06661789

 

Pendant que Louis retourne à Versailles, les fous dansent sur Frank Black et se défoncent sans s'en rendre compte avec les dernières gouttes de l'oxygène démocratique. Je sais bien qu'un matin, quand je n'aurai plus envie de jouer, je déposerai ma nationalité devant trois mots et un drapeau, et puis je partirai quelque soit la destination. Je suis à l'image de ce peuple qui aura toujours une poésie d'existence à inventer et qui finira par devenir intouchable. Vivement l'état primitif, sauvage et enfin libre.

Ecrit par Art-Orange-2004, a 21:53 dans la rubrique "the loop".
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Dimanche (21/06/09)
Nothing

Mais où donc, que vais-je devenir dans cet Art moderne qui ressemble au passé, à tatouer des images du temps éphémère sur les chants de sirènes au hasard. Mais que vais-je donc, qui de où, immortaliser dans la fête des perdants, défaite de la musique qui se décale, art dent pour dans un instant seulement.

Head moi en tête de gondole expérimentale, mental ray dollar des loosers, c'est tel ment l'an dans le vert des mes envergures qui chantent les vers décapités. Eau là, la, la, près de l'encre qui des rives tu ne sais plus t'accrocher aux pré-textes, à l'image surréaliste de lavis qui vomissent le business de mon ange à moi.

Il existe des cadavres exquis solitaires puis l'exquise brutalité du verbe de l'humanité.

Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:24 dans la rubrique "the loop".
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Jeudi (18/06/09)
1997 Punk Prodigy Technology

The Fat of the Land de Prodigy est sans doute le meilleur album que j'ai écouté après celui de Nirvana en 1991 en attendant le nouveau siècle. Depuis pas grand chose de révolutionnaire, à part Radiohead, le must de l'esprit mais pas de la viscérale envie de déchirer le monde à la rage du son, et pourtant j'adore.

Breathe

Breathe the pressure -- Ressens la pression
Come play my game I'll test ya -- Viens jouer à mon jeu, je vais le tester
Psychosomatic addict insane -- Fou drogué aux maladies psychosomatiques
Breathe the pressure -- Ressens la pression
Come play my game I'll test ya -- Viens jouer à mon jeu, je vais le tester
Psycho-somatic addict insane -- Fou drogué aux maladies psychosomatiques

Come play my game -- Viens jouer à mon jeu
Inhale, inhale, you're the victim -- Inspire, inspire, tu es la victime
Come play my game -- Viens jouer à mon jeu
Exhale, exhale, exhale -- Expire, expire, expire

Breathe with me -- Respire avec moi

Breathe the pressure -- Ressens la pression
Come play my game I'll test ya -- Viens jouer à mon jeu, je vais le tester
Psychosomatic addict insane -- Fou drogué aux maladies psychosomatiques
Breathe the pressure -- Ressens la pression
Come play my game I'll test ya -- Viens jouer à mon jeu, je vais le tester
Psycho-somatic addict insane -- Fou drogué aux maladies psychosomatiques

Come play my game -- Viens jouer à mon jeu
Inhale, inhale, you're the victim -- Inspire, inspire, tu es la victime
Come play my game -- Viens jouer à mon jeu
Exhale, exhale, exhale -- Expire, expire, expire

Come breathe with me -- Viens respirer avec moi
Breathe with me -- Respire avec moi

Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:40 dans la rubrique "the loop".
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Mercredi (17/06/09)
B assez
Dire que demain c'est le début du Bac pour les uns et l'éternelle Bac sans fin dans le quotidien des autres.

Malgré tout on nous promet des réformes qui sont en route pour modifier les règles, l'idée d'une partie en contrôle continu tout le long de l'année, dans une idéale vision de justice le jour de l'examen.

Mais cela existe déjà tous les jours dans l'école d'une certaine vie qui ne voit pas forcément la Brigade Anti Criminalité comme l'incarnation d'une justice absolue, malgré les contrôles journaliers pour évaluer, souvent, le désir d'humilier leurs incompétences désignées.

Il est clair que la philosophie du verbe de demain tranche radicalement avec la brutalité d'un certain réel, d'incertains réels.

Certains n'ont pas les mots, juste les maux ou des morts annoncées à l'avance d'un crédit d'état, dans  une mise en examen perpétuelle.
Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:12 dans la rubrique "the loop".
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Mardi (16/06/09)
The show must go on

Si l'enfant de cette crise, né du libéralisme et de ces gros actionnaires pleins aux as, nous touche enfin, alors ce sera la guerre, quitte à déterrer les pavés pour leur foutre dans la gueule.
Dans cette loi du talion, alors, nous ne serons plus les seuls à genoux, quitte à détruire ce système, sa répression et tous ses partisans.
Quand la droite donne, par filiation incestueuse,  la parole à l'eugénisme du capital elle s'en retrouve extrême, aussi belle que la plus jolie fille d'un fascisme ordinaire.
Je remarque que cette lutte est récurrente, une génération sur deux, à toujours reprendre les armes face au totalitarisme.
La révolution des âmes perdues se profile comme une future gifle à un état de privilèges et de droits selon les couleurs de ton niveau social.
Il n'y a plus de véritables raisons de se calmer face à la corruption de ce système.
Les termes sont posés dans les lendemains proches de ces futures guérillas urbaines pour une  idée fondamentale, le respect de l'individu, sans cette notion abstraite d'une certaine humanité.

Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:55 dans la rubrique "the loop".
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Lundi (15/06/09)
A l'aval d'une moderne dépendance
Ecrit par Art-Orange-2004, a 22:39 dans la rubrique "the loop".
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