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L'encre d'un soir

Le soir éteint ses feux pour déposer les substances du cœur,
à la limite du repos d’un corps qui nuance les mots à l’orée de la nuit.

D’un trait cérébral d’esprit coulent les métaphores, le regard fixé d’un au-delà bien plus loin que demain, le cœur en ouverture dans l’océan des sens, flottant à demi-mot l’espace du sensible.

Comme une deuxième vague, le corps en impudeur du cœur qui sensible sa vie, l’être ou le soi s’embrase de ces images qui brûlent d’avenir. Les pulsations de l’intérieur crachent le feu des innocences dans un fracas serein éblouit de tactile, l’or à portée de rêves, sourires en liberté.


Le sang coule dans les mots plus puissants que les forces qui appellent au repos,
à l’aube de s’évanouir et se laisser aller vers des songes appliqués, mais l’envie s’éternise.

Peindre et signifier en nuances toutes les métamorphoses de l’expression, jardin en intérieur qui s’éclaire soudain, tamiser dans l’ambiance la vie qui se caresse éclairée de ses heures,
dire oui et enfin se laisser hâler du soleil de soi-même, à l’abri de l’ailleurs.

Il pleut des normes à ne suivre que si l’esprit sommeille, au gré de sa recherche la résonance abonde pour celui qui s’égrène au fil des libertés, comme l’esprit à la lettre et le cœur accolé.

Elire de lecture un assaut linéaire ou frôler l’abstraction du chaos musical, des armes aux larmes les sons subliment encore ou s’ornent de nausées puisqu’il est bien trop tôt.

Le soir épouse une pluie bien trop fine pour noyer les esprits d’une petite Bretagne cachée à l’intérieur d’un monde qui fredonne les riens, l’éphémère qui ne veut rien dire, sauf la beauté d’aimer les mots amants à fleur de son corps.

Il est l’heure de jeter l’encre.

Ecrit par Art-Orange-2004, le Vendredi 23 Mai 2008, 23:05 dans la rubrique "the loop".


Commentaires :

 
Le-locataire-du-3e
Le-locataire-du-3e
26-05-08
à 14:55

Ta parole est alizé.

 
Art-Orange-2004
Art-Orange-2004
26-05-08
à 20:02

Re:

Après le feu du quotidien et les normes dont on se détache, viennent les mots et puis un second souffle, cette absolue respiration.
Merci de ton passage ;-)




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