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Demain aux futurs de nos possibles sans visibilité
Dans les soirs zombies où l'on croit être celui qui revient toujours de la mort et ressuscite à chaque fois, j'ai dans le cœur et puis dans la gorge les mots de Gabriel García Márquez qui me rappellent à l'ordre de ma jeunesse qui commence à vouloir être indépendante et prendre sa liberté, adolescente et insidieusement cruelle. L'insouciance ou le refus de se voir trop grandir amènent ces heures irrémédiables qui apprennent à compter malgré soi. Ce sentiment révèle juste une nouvelle naissance d'un malaise à peine imaginé.
Pourquoi ai-je retrouver ce livre au hasard en déplaçant les meubles et de la poussière d'existence, la mémoire de ces putains tristes à travers l'envie soudaine de faire le ménage dans ma vie ? Je n'ai aucune réponse, pas plus que pour l'intime qui me demande pourquoi tu n'as pas encore refait ta vie. Ce livre était là comme une évidence. Je n'ai pas, de toutes façons, refait ma vie, je la prolonge puisque l'on tente tous de la sublimer le plus longtemps possible avec plus ou moins d'ardeur dans une continuité quelque part d'acceptable. As-tu, toi, trouvé l'exquise faveur sans une larme d'essai et un monde à refaire ? Dans les soirs zombies, par respect de ses propres émotions, les portes des pensées restent enfin closes comme les maisons dont les filles rêvent en virginité d'un amour réel ou d'une pure humanité d'oxygène. J'aimerai un jour être un quelqu'un qui danse la liberté de son corps en symbiose avec son esprit, cette simplicité qui me fait défaut. Bref. Ecrit par Art-Orange-2004, le Samedi 11 Juillet 2009, 23:23 dans la rubrique "the loop".
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