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Dis 7 sang 89
Il pleut des artifices sur cette métaphore de la fin d'un « ancien régime »,
à la veille d'infinies rangées militaires à en rayer trois couleurs jusqu'au ciel. Le temps n'est plus à l'esprit d'une hégémonie il est vrai, mais, juste un petit coup de pression politique par ici pour la justice, verdict sans appel, lui, pour fixer les limites de l'indépendance ou un retour de dépendance, un petit coup de pression politico-budgétaire par là pour la culture « Française », qui dérape dans ces lobbyings sans rappel au gré d'un opportunisme médiatique sans excuse. Fais une pause, pense à autre chose ... Tout cela me rappelle un opéra rock de 1973 sur le thème de la révolution française, un double album qui m'avait touché sans savoir encore, à 8 ans, que Bashung faisait déjà partie de mon espace. Mon enthousiasme fut si grand qu'il en persuada ma maîtresse, enfin mon professeur des écoles, question de bienséance et d'époque stylistique, à vouloir faire partager ce moment capital ou juste récréatif à la fleur de nos âges. J'ai le souvenir très précis d'une figure et d'un homme, aussi cruel qu'idéalise dans l'intransigeance que l'on peut mettre face à un absolu dans la voix de mon doux Alain Bashung, ce Robespierre. Il y a 215 ans, avant les feux d'artifices cet homme a dit un discours à la Convention nationale sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l'administration intérieure de la République : "Nous voulons substituer, dans notre pays, la morale à l’égoïsme, la probité à l’honneur, les principes aux usages, les devoirs aux bienséances, l’empire de la raison à la tyrannie de la mode, le mépris du vice au mépris du malheur, la fierté à l’insolence, la grandeur d’âme à la vanité, l’amour de la gloire à l’amour de l’argent, les bonnes gens à la bonne compagnie, le mérite à l’intrigue, le génie au bel esprit, la vérité à l’éclat, le charme du bonheur aux ennuis de la volupté, la grandeur de l’homme à la petitesse des grands, un peuple magnanime, puissant, heureux, à un peuple aimable, frivole et misérable, c’est-à-dire, toutes les vertus et tous les miracles de la République, à tous les vices et à tous les ridicules de la monarchie." Il pleut de la modernité dans ces propos. Ecrit par Art-Orange-2004, le Mardi 14 Juillet 2009, 02:48 dans la rubrique "the loop".
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à 20:58