Sur ce vol d'un après-midi tout me laissait présager une drôle de soirée dans les vrilles insalubres, en impression d'un état de nerfs en fatigue que l'on quitte pour des rendez-vous, des chimères attentives et hostiles dans la clôture d'un soir. Il ne me restait qu'une dernière confrontation au réel avant le peut être des rêves ou l'empreinte de jadis, cet homme à rencontrer, un notaire très en retard, l'évocation des choses vénales d'un avenir. La tension était à son comble, à l'aube d'un crash. Il faut dire que je suis très attaché à la ponctualité, à la limite de la maladie, par accident de naissance à ne pas manquer ou bien à l'idée du respect. Les mots se sont juxtaposés enfin, de chiffres en évocations de prestations factuelles aux nombres collés sur l'hypothétique revenu de ces ombres. J'ai noté de mes griffes évaporées les principes d'une société. Savoir évaluer le prix d'un acte et puis en tirer un tarif. Hors caméra, l'apaisement d'un moment est surement venu en parlant de ce Marocain, ce gardien du temple, cet humain, le gardien de la résidence dont nous avons fait l'apologie pendant de longues minutes. J'espère qu'il en a ressenti l'éloge simplement. De liens en relations j'ai peut être tissé mes fausses filiations et repensé à mon vrai-faux grand-père dans cette genèse de ce Maroc en substance. C'était kleptomane à cette heure si touchante. Sur ce vol en identité d'un après-midi, je laisse le soir attendrir la chair du droit de mon enfance, en toute paranoïa pour ce mirage, mi-rage, mes désirs.
Ecrit par Art-Orange-2004, le Mercredi 7 Octobre 2009, 23:44 dans la rubrique "the loop".