C'est l'histoire d'une société sous illusions de ses discours théoriques qui laisse crever sa jeunesse dans la précarité.
Ce dernier mot devenu commun, je le prends comme une insulte personnelle à force de l'écrire, de le montrer et de le souffrir dans ces ombres que j'ai vu passer. Il fallait bien que mes murs, un jour, implosent sous la pression d'une mauvaise nouvelle qui s'adressait à mon intérieur sur un sujet que je connaissais trop.
C'est l'histoire d'un mec bien, avec dans le cœur un agneau qui hurle pour tenter d'exprimer les maladresses de ses naufrages, un Kurt Cobain jusque dans le blond d'un manque de temps à comprendre qu'il faut morde de toute façon pour ne pas crever comme une merde dans ce monde sans pitié.
Greg, mon parallèle de ces sœurs perdues, s'est suicidé face au train de ses désespoirs en pleine gueule un 16 octobre 2009.
Je ne sais vraiment plus que gerber autre que de la colère et des coups vers nulle part dans le vide tellement à l'intérieur. Il n'y a pas de SPA pour cette humanité sauvage et fragile qui finit dans un champs à manger froid ce qu'elle trouve et l'opportunité d'un samedi pour pouvoir se laver dans les douches ouvertes d'un club de sport tout près.
C'est un putain de mauvais film sordide qui me rappelle Sans toit ni loi d'Agnès Varda, Mona, écorchée solitaire dans ce quotidien qui finit par mourir.
J'encule l'égalité de mon pays avec les larmes des innocents qui n'ont pas demandé à crever si jeunes.
Ecrit par Art-Orange-2004, le Lundi 19 Octobre 2009, 23:40 dans la rubrique "the loop".
J'ai lu l'écho de ta voix dans une photographie ce matin et imaginer notre commun dans cette trace fondamentale perdue. Tu sais comme moi au réel et à l'identique que rien n'est jamais facile. J'ai énormément d'estime pour toi.
Eric,c'est tellement glauque toute cette histoire.j'espere que Greg a enfin trouve la paix .mais pour en arrive la il a du beaucoup souffrir .il n'y avait pas d'autre issue pour lui.merci jocelyne.
à 16:13