Quelques notes à l'anglaise lovées au bord des yeux dans un soir de balade,
le mot tendresse qui esquive son esprit pour des fleurs dérobées, le début d'un sourire.
Je me colle à ta peau musicale et je rêve des silences, comme ça, juste pour moi,
en équilibre pour exulter les poésies tactiles et mon corps en transfert.
La rondeur d'une lettre frôle la profondeur d'un être pour l'amour d'un son,
somnambule sur le fil de la vie en syntaxe de nuances, l'éphémère d'un amour,
l'océan d'une candeur qui parfume un parcours proche issue de l'enfance,
de l'art d'être sincère illustrant une simple larme salée évaporée de lèvres.
En boucle des cheveux et des mains se dessinent tentés de paysages,
une musique se déclame enfant roi dans le son des projets,
légère comme la plume d'un baiser qui recherche l'épiderme de sa vérité,
apaisée, amoureuse d'une dépendance tatouée en plein coeur.
Les notes craquent sur des syllabes d'un ailleurs, génome en suspension,
et le vent qui s'emporte génère ses propres fruits d'un hasard,
caressant les idées du possible, l'énergie d'un battement d'octal,
puis les doux sons utérins d'un délire d'amour sans contrôle.
Quelques notes à l'anglaise pour me laisser hâler d'un soleil intérieur,
le pendant de la création toujours cher à mon coeur, insomniaque de sa beauté,
dans tous ces moments tendres à chercher les archanges,
au fil de la nuit pour tenter de toucher l'ultime sensualité.