Il était Last Flowers à un ou deux détails.
L'éclair a soudain séparé le ciel en caléidoscope pour que je regarde couler les ardoises.
J'ai laissé s'envoler un soupir pour cette lumière, moi qui voyageais simplement chaque centimètre des prénoms de mes livres. Ai-je dessiné à cet instant l'illusion du cavalier bleu de Kandinsky ou effleuré l'Amérique indienne d'Edward S. Curtis sur le plaisir d'écouter ce morceau inconnu.
L'atmosphère devenait électrique et posée, quitte à s'abandonner de mots qui ne se terminent jamais tellement on se rêve émerveillé.
A force de me laisser porter en douceur je ne devenais plus excentrique dans ces hauts lieux magiques, abandonnant ces Guernica et ses anges trop lourds à pleurer.
La pluie m'a alors caressé de son sourire et du multiple de ses confidences qui souffraient d'un secret.
Divisée en son être elle ne se savait entière qu'une fois à l'arrivée d'un sol qui la retenait enfin avant de s'évaporer dans cette existence éphémère.
Après sa voix, je n'ai même pas repensé à mes vies dans le miroir des géométries de MC Escher aux précisions trop mathématiques pour être sensées humaines.
Toute cette vie fantastique caricaturée ressemblait aux images de Siudmak, aussi belle que l'ultra-réaliste d'un irréel qui détruit le plus pur de soi à la ligne de flottaison de l'âge d'un regard d'enfant.
L'éclair est soudain parti dans l'ailleurs de ses chemins pour me laisser répondre, puisque le soir s'apaise dans l'émotion de ce vent frais qui m'accompagne et me syntaxe d'infini sensible.